Publié le mercredi 19 avril 2017 17:18 | Mis à jour le mercredi 19 avril 2017 15:19

Une marche pas comme les autres : Ottawa-Kitigan Zibi en trois jours

Jean Lacaille

KITIGAN ZIBI ANISHINABEG  - Theland Kicknosway est un jeune Cri au grand cœur. Il est arrivé à Kitigan Zibi Anishinabeg (KZA) vendredi après-midi, en provenance d’Ottawa, après avoir marché trois jours, à raison de cinq heures par jour, sur une distance de 134 km afin d’attirer l’attention de la population sur la disparition et l’assassinat des jeunes femmes autochtones au fil des ans.

Il a été accueilli par Kane Odjick-Dumont, un jeune travailleur communautaire de KZA, à la salle communautaire de la rue Fafard à Maniwaki vendredi après-midi. «Il marche et court depuis mercredi. Il s’agit de sa troisième année. Son engagement est remarquable. Il tient à ce que les jeunes femmes disparues des diverses communautés des Premières Nations ne soient pas oubliées. C’est vraiment un évènement exceptionnel qui nous fait réfléchir.»

Le jeune garçon est parti mercredi dernier, au Parc de la Gatineau, sur le site où Kelly Morrisseau, qui était alors enceinte, a perdu la vie.

Dès son jeune âge, Theland Kicknosway a été préoccupé par le sort des jeunes filles et femmes autochtones disparues ou assassinées. Il démontre clairement sa solidarité envers elles et les membres de leurs familles qui ne comprennent toujours pas et qui espèrent toujours les retrouver saines et sauves.

Quelques membres de communautés autochtones ont tenu à l’encourager en l’accompagnant dans son périple en brandissant des pancartes représentant les Kelly Morrisseau, Glenda Morrisseau, Lynne Jackson, Maisy Odjick, Charmaine Desa et Shannon Alexander.

Theland Kicknosway est un jeune tambourineur, chanteur et danseur amérindien fortement impliqué dans les communautés des Premières Nations. Il tient régulièrement des vigiles pour honorer et se remémorer ses sœurs assassinées ou qui ont disparu. Il ne faut pas les oublier, lance-t-il comme message partout où il va. Il était attendu à Kitigan Zibi Anishinabeg où chaque année il s’arrête pour réfléchir avec les gens de son peuple à toutes ces femmes et jeunes filles qui ne sont plus ou qui ont disparu. Il conserve toujours l’espoir qu’on les retrouve. Un jour… peut-être !

 

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