Publié le mercredi 12 juillet 2017 17:00 | Mis à jour le mardi 11 juillet 2017 18:38

Une conservation stricte des terres publiques : «Profitons de la campagne électorale municipale» - Guy Desjardins

MESSINES - Les membres de l’Association pour la protection des Lacs des Cèdres de Messines (APLC) voteront par procuration s’il le faut parce qu’ils tiennent mordicus à la modification des affectations du schéma d’aménagement concernant les terres publiques qui longent les deux lacs dont ils sont les défenseurs au niveau du respect de l’environnement.

Manon Vincelette, ingénieur forestier, membre de l’APLC et du conseil d’administration, et le membre, Jean-Guy Carignan, ex-directeur des travaux publics de la municipalité de Messines, ont expliqué aux membres regroupés en assemblée samedi dernier à Messines, la position de l’APLC concernant les zones d’affectation incluses dans le schéma d’aménagement au niveau de la gestion des terres publiques intramunicipales.

Une position sans équivoque

La résolution adoptée par les membres et présentée aux élus de Messines lors de la rencontre ordinaire du conseil du mois de mai 2017, fait suite à l’étude scientifique «Portrait et diagnostic des bassins versants des Lacs des Cèdres» complétée en décembre 2014 par l’ABV des 7, en collaboration avec la municipalité de Messines.

Les conclusions de cette étude ne laissent planer aucun doute. La dégradation de la qualité des eaux des deux lacs des Cèdres par l’augmentation du phosphore, la diminution de l’oxygène dissous, la prolifération de plantes exotiques envahissantes et des algues, le développement du périphyton, qui accélère le processus d’eutrophisation entraînant une diminution drastique de la population du touladi et la disparation des sites de fraie dans le Petit Lac des Cèdres. L’étude scientifique conclut que tout développement humain, résidentiel, commercial ou forestier à proximité des deux lacs est contre-indiqué. 

Le Grand Lac des Cèdres et ses alentours (1 100 ha) sont déjà zonés «Site Faunique d’Intérêt» pour les frayères à touladi en lacs et dans le ruisseau des Cèdres, considéré comme le seul site connu de fraie en ruisseau en Amérique du Nord. La présence de deux aires protégées des lacs : un Refuge biologique de 99.8 ha et une Aire de confinement du Cerf de Virginie de 571.2 légalement compris dans le réseau des Aires protégées du Québec. Considérant également la présence de sentiers pédestres aménagés non motorisés sur 17km sur la portion située entre les deux lacs des Cèdres depuis 2005. Ce sont là des indications qu’il faut agir rapidement.

Incompatibilité

Les affectations proposées par la MRC-VG concernant ce secteur lors de l’exercice du renouvellement de son Schéma d’aménagement et vocations inhérentes sont incompatibles avec la présence de deux Aires protégées et d’un Site faunique d’intérêt et des exigences de protection nécessaires à la protection et la conservation de ces habitats exceptionnels.

Considérant que la municipalité de Messines, par l’entremise de son conseil municipal, est le représentant légitime sur l’ensemble du territoire des citoyens et villégiateurs dans le projet de révision du schéma d’aménagement et de développement dirigé par la MRC-VG, les membres de l’APLC, Lee McConnery appuyé par Henri Joanis ont proposé de modifier une partie des affectations du Schéma d’aménagement proposé par la MRC-VG autour des lacs des Cèdres afin de répondre adéquatement aux exigences de protection et de conservation des Grandes Affectations 07-54, 07-20 et Refuge biologique du MFFP; de changer les affectations actuelles proposées «FS» et «FRP» pour celle de «CS» (conservation stricte) et ce pour l’ensemble des terres publiques autour des Lacs des Cèdres afin de limiter l’exploitation forestière et minière et le développement villégiateur additionnel et de gérer cette nouvelle affectation en conformité avec les vocations et utilisations préconisées par la règlementation du MFFP pour les Aires protégées et les Sites fauniques d’intérêt du Québec.

«Nous demandons que la MRC-VG considère notre position à la suite de cette étude scientifique qui démontre que le secteur ne peut être exploité d’aucune façon sans que sa qualité en soit considérablement diminuée. Des élections municipales ont lieu cette année, c’est en plein le temps de connaître l’opinion de nos élus et des candidats qui se pointeront en vue du scrutin du 5 novembre prochain. Notre position est claire et elle ne changera pas», conclut le président, Guy Desjardins.

 

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