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Services en obstétrique : pas
à court terme
Par Jean Lacaille MANIWAKI - Une foule d’éléments jouent actuellement contre le rétablissement d’un service en obstétrique à l’hôpital de Maniwaki. Les 110 naissances par année dans la Vallée-de-la-Gatineau sont nettement insuffisantes alors qu’il en faut au moins 175 pour justifier un tel service. Et ce n’est pas tout ! «Toutefois, la direction du Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-la-Gatineau (CSSS-VG) poursuit les efforts en ce sens et reste à l’affût des opportunités qui permettraient de rencontrer les conditions de réalisation et il se joint à la démarche collective de la région pour réclamer le service», d’affirmer Mme Sylvie Martin, directrice générale du CSSS-VG. Mme Sylvie Martin et M. Jacques Cyr, réélu à la présidence du CSSS-VG pour un mandat d’un an, tout comme le vice-président, M. André Lanthier, faisaient le point sur le sujet dans la matinée de mardi à l’hôpital de Maniwaki. Une demande de la ville En janvier dernier, le CSSS-VG recevait une résolution de la ville de Maniwaki, la même qui fut présentée au conseil des maires de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau en février dernier, demandant la réouverture des services d’obstétrique à l’hôpital de Maniwaki. Le conseil d’administration a rencontré les autorités de la ville de Maniwaki, le 1er février dernier, afin d’expliquer l’état et la situation de ce dossier particulier. «Nous sommes tous conscients de l’intérêt que peut représenter, pour la population du territoire, la mise sur pied du service«, d’ajouter M. Jacques Cyr. Depuis l’arrêt des services en décembre 2002, plusieurs démarches ont été entreprises par le CSSS-VG dont la volonté de rouvrir le service d’obstétrique est toujours présente, malgré des difficultés importantes. Les conditions nécessaires à la mise en place de services sécuritaires d’obstétriques sont nombreuses et de façon réaliste, il ne faut pas y penser pour l’instant. Les conditions Pour qu’un département d’obstétrique puisse rouvrir à court terme, il faudrait recruter au moins deux omnipraticiens pouvant pratiquer l’obstétrique. Il faudrait également assurer une couverture chirurgicale et en anesthésie en tout temps, sans bris de service de même qu’assurer la capacité pour les chirurgiens généraux de pratiquer les césariennes d’urgence et électives et en même temps s’assurer de la rétention des médecins. Il faudrait maintenir les compétences, autant chez les médecins que pour le personnel soignant. Il serait très difficile de maintenir le service à cause du nombre de naissances annuelles que l’on fixe en une moyenne de 175. Le nombre de naissances pour la Vallée-de-la-Gatineau est de plus ou moins 110. Et, cette condition n’est pas la moindre, il faudrait réaménager les lieux physiques qui supposent un investissement majeur. «L’objectif est toujours dans notre mire. Mais, dans le moment actuel, il faut être réaliste : nous ne répondons pas à toutes ces conditions«, conclut Mme Sylvie Martin.
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