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![]() Après quelques semaines de réflexion, les élus de Gracefield ont adopté le Budget 2012. «Son adoption a été unanime. Il s’agit, tout de même, d’un budget équilibré», indique le maire de Gracefield, M. Réal Rochon.
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Les élus ont fait face à
leurs obligations
Le Budget 2012 est adopté à Gracefield Jean Lacaille GRACEFIELD - Les élus de Gracefield ont pressé le citron le plus qu’ils ont pu avant d’adopter le Budget 2012. C’est chose faite maintenant à la suite de la séance extraordinaire expéditive qui s’est tenue lundi soir au Centre récréatif et communautaire devant à peine une dizaine de contribuables. Les élus ont tenté, par tous les moyens, en décortiquant tous les postes budgétaires, de contenir la hausse incontrôlable des dépenses obligatoires, qu’ils n’ont pu éviter. Le maire, Réal Rochon, dans son discours sur le budget, a été on ne peut plus précis. «Nous avons réussi à limiter l’augmentation de nos dépenses à seulement 6,62 % comparativement à notre budget 2011. Les ajustements salariaux, basés sur notre convention collective, figurent parmi les augmentations tout comme les frais liés à Bell Canada et Hydro-Québec. Notre participation à la MRC coûte plus cher puisque notre quote-part qui était de 571 603 $ en 2011 est passée à 617 894 $ en 2012, un écart de 46 291 $ qui équivaut à une augmentation de 8,09 %. À cela, il faut ajouter les coûts de la Sûreté du Québec qui sont passés à 396 796 $ en 2012 comparativement à 361 802 $, un écart de 34 994, pour une augmentation de 9,67 %. Nous n’avons pu nous défiler face à ces obligations. Le taux de la taxe foncière sera donc de 0,6418 ¢ du 100 $ d’évaluation, soit une augmentation de 0,0162 ¢ qui représente une augmentation de 2,59 %. C’est le mieux que nous avons pu faire. Je dépose donc le Budget 2012 qui a été accepté à l’unanimité par les élus.» Le budget de Gracefield atteint donc les 5 575 485 $ en 2012 comparativement à 5 206 136 $ en 2011. La facture la plus lourde pour les contribuables est attribuable à l’hygiène du milieu qui va leur coûter 1 107 174 $, une légère diminution par rapport à 2011. Une somme de 2 586 $ a été affectée au logement social et 42 647 $ à la santé et au bien-être, notamment pour la Clinique santé de Gracefield et la Maison de la famille de la Vallée-de-la-Gatineau. Les élus avaient tenté de réduire la participation financière annuelle de la municipalité à 10 000 $ par année plutôt que les 12 500 $ requis par l’organisme. Finalement, après avoir discuté avec les dirigeantes de l’organisme, ils ont confirmé leur participation financière à la hauteur de 12 500 $ par année pour les deux prochaines années. «Il n’est pas facile de réduire nos dépenses. Il va falloir, un moment donné, qu’on en arrive à un questionnement sur notre capacité de payer. Nous devons faire face à tellement d’obligations qu’il est presque impossible de compresser les dépenses», indique le conseiller municipal et maire suppléant, M. Claude Blais. Les élus ont convenu de consacrer 270 956 $ à l’aménagement, l’urbanisme et le développement, 320 725 $ aux loisirs et à la culture et des intérêts sur la dette à long terme de 197 785 $ et des frais de financement de 8 525 $. «Ce budget est tout de même équilibré malgré toutes les augmentations que nous sommes dans l’obligation d’absorber. Je ne cache pas que notre adhésion à la MRC coûte cher. Il va falloir s’asseoir tous ensemble pour discuter du fonctionnement de la MRC», ajoute le maire Réal Rochon. Les élus de Gracefield ne cachent pas leurs inquiétudes quant à l’avenir. Dans un monde où tout augmente, ils appréhendent 2013 dans la crainte de devoir faire face à d’autres dépenses incompressibles, comme ce fut le cas pour 2012. Les contribuables peuvent s’informer auprès de leur municipalité concernant les taux des divers services municipaux qui ont été adoptés lundi soir. «Nous avons analysé toutes les avenues et, dans les circonstances, c’est le mieux que nous pouvions faire», conclut le maire Réal Rochon.
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