Publié le mercredi 19 avril 2017 17:15 | Mis à jour le mercredi 19 avril 2017 16:15

Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs : Étude sur la capturabilité du touladi

Web de La Gatineau

LA GATINEAU - Dans le cadre du projet de recherche«Enjeux génomiques, écologiques et socio-économiques des ensemencements et de l’exploitation du touladi par la pêche», mené en collaboration avec des chercheurs et étudiants de l’Université Laval et de l’Université du Québec à Chicoutimi, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a sollicité la collaboration de l’Association pour la protection des lacs des Cèdres concernant un des volets de l’étude. Des membres de l’organisme ont bénévolement participé à la prise d’échantillons.

Comme l’explique le ministère dans son rapport, «l’objectif du projet consistait à déterminer si la capturabilité du touladi à la pêche sportive était influencée par son origine, soit ensemencée (touladi produit en pisciculture), indigène (touladi issu de la population locale) ou hybride (touladi issu de la reproduction naturelle entre un touladi d’élevage et un touladi indigène)».

Entre 2011 et 2014, le ministère a procédé à une pêche normalisée aux filets maillants dans trois lacs à touladi (Témiscouata, Cayamant et Grand Lac des Cèdres). En 2014, des échantillons supplémentaires ont été recueillis sur ces mêmes plans d’eau, grâce à la collaboration de plusieurs pêcheurs sportifs. L’origine génétique des échantillons récoltés a été déterminée dans le cadre du projet doctoral de M. Olivier Morissette. Au total, 233 touladis ont ainsi été analysés.

«Notre hypothèse était que les poissons ensemencés seraient plus susceptibles d’être capturés à la pêche sportive que les poissons ayant passé toute leur vie dans le milieu naturel, explique Isabel Thibault, biologiste. Considérant que les ensemencements de mise en valeur du touladi visent justement à supporter la pêche, tout en diminuant la pression sur la population indigène, c’est précisément l’effet recherché par cet outil de gestion. Dans chacun des lacs à l’étude, nous avons donc comparé la proportion de touladis ensemencés/hybrides/indigènes obtenue à la pêche sportive avec celle observée pour l’ensemble de la population (pêche aux filets). Selon notre hypothèse, nous aurions dû observer une plus forte proportion de touladis ensemencés dans les captures à la ligne par rapport à celle de la population en générale. Les résultats obtenus ne vont pas en ce sens. Il apparait plutôt que la pêche sportive sélectionne de façon préférentielle les touladis indigènes. Ce résultat est préoccupant, car les ensemencements visent notamment à réduire la pression sur les individus indigènes. L’objectif pour les années à venir sera donc de confirmer ce résultat en poursuivant l’étude sur un plus grand nombre de lacs à touladi. Néanmoins, dans deux lacs sur trois, on constate que les poissons d’élevage contribuent pour au moins le tiers des captures à la ligne, et donc que l’ensemencement de mise en valeur de touladi améliore l’offre de pêche sur ces plans d’eau.»

 

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