Publié le mercredi 6 septembre 2017 17:00 | Mis à jour le mercredi 6 septembre 2017 13:14

La non-reconduction de la formation en récréotourisme : «Une lourde perte pour la région» - Jean-Paul Gélinas

MANIWAKI - La Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais (CSHBO) a perdu la formation en récréotourisme qui valait une attestation d’études professionnelles (AEP) à ses inscrits qui dénichaient de l’emploi chez les entrepreneurs récréotouristiques de la région.

«La CSHBO n’a pas été avisée de cette décision de Réseautact Outaouais qui aurait été prise en juin dernier. Nous avons appris la nouvelle de Mme Marlène Thonnard, présidente du Programme d’excellence en récréotourisme de l’Outaouais (PERO), il y a deux semaines. Pas besoin de vous dire que nous avons été désagréablement surpris. Emploi Québec a décidé de retirer ses billes et de ne pas compenser financièrement pour le manque d’inscriptions au cours. Mais nous poursuivons les démarches dans ce dossier. Il faut arrêter de nous enlever nos acquis. Nous avions travaillé très fort pour le cours d’armurerie et on nous l’a enlevé et voilà qu’on nous enlève la formation en récréotourisme. On ne doit pas en rester là. Il faut trouver les moyens de poursuivre», précise Mme Diane Nault, directrice générale de la CSHBO.

Confirmation de la nouvelle

La Gatineau a appris la nouvelle par le biais de M. Jean-Paul Gélinas qui connaît bien ce dossier. «Le recrutement a été difficile au cours des dernières années, c’est vrai. Mais nous avons toujours réussi à avoir de 12 à 14 candidats. Pour cette année, à ce que je sache, la clientèle était au rendez-vous. À chaque année, nous avons augmenté notre nombre de candidats venant de l’extérieur ce qui apporte une valeur ajoutée à l’économie de la Vallée-de-la-Gatineau», maintient M. Gélinas.

Le ministère de l’Éducation du Québec prévoit un budget d’environ 350 000 $ par année pour tout l’Outaouais à la formation dans divers domaines soit l’équivalent de 10 000 $ par étudiant. La formation était offerte par le PERO au Village Majopial à Bouchette. Il s’agit d’un manque à gagner pour cette entreprise de chez nous de même que pour toute la région compte-tenu du fait que quelques étudiants provenaient de l’extérieur.

«Il s’agit d’une décision purement administrative et je dois vous dire que si nous perdons la formation cette année (2017-2018), il sera très difficile de la ravoir dans le futur. La rumeur veut que la formation soit récupérée par le Centre de formation professionnelle de Mont-Laurier (CFP-ML) qui serait même disposé à l’offrir à Maniwaki. Mais on sait fort bien ce qui se passera dans le futur», ajoute M. Gélinas.

«Nous n’avons pas été consultés concernant cette décision. On nous dit qu’il n’y avait pas assez d’inscription en juin dernier. Comment se fait-il qu’en tant que présidente de la CSHBO, je n’ai pas été informée de la décision. Le directeur général, Fernand Paré, non plus. C’est incompréhensible. Il y a sûrement quelque chose à faire.»

Cette formation a maintenu un taux de placement des étudiants de 90 à 100 % chez les entrepreneurs récréotouristiques de la région. «L’an dernier, Emploi Québec, par l’entremise de sa directrice Mme Sonia Morin, nous avisait que c’était la dernière année qu’Emploi Québec achetait des places, ce qui, selon moi, était normal parce que depuis sa mise en place il y a 10 ans, il a toujours été là pour nous supporter et souvent combler un vide financier lorsque les inscriptions étaient difficiles. Par contre, Mme Morin nous disait qu’elle continuerait de référer des candidats à cette formation, ce qui sous-entend un salaire hebdomadaire pour ces participants», rajoute M. Gélinas.

Avant d’aller sous presse, nous attendions toujours les réactions de Daniel Smith, président de la Chambre de commerce de Maniwaki-Vallée-de-la-Gatineau, Marlène Thonnard du PERO et Élise Lacroix, directrice de Réseautact Outaouais à Gatineau.

 

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