Publié le mercredi 19 avril 2017 17:12 | Mis à jour le mercredi 19 avril 2017 15:44

Centre de formation professionnelle Vallée-de-la-Gatineau : La P’tite séduction du NON TRAD !

Sylvie Dejouy

MANIWAKI - Faire découvrir à des jeunes femmes des formations donnant accès à des métiers traditionnellement occupés par des hommes. C’est l’objectif de l’activité «P’tite séduction du NON TRAD !» proposée la semaine dernière par le Centre de formation professionnelle de la Vallée-de-la-Gatineau (CFPVG), en collaboration avec le Service régional de la formation professionnelle en Outaouais (SRFPO). 

L’activité est organisée dans tous les centres de formation professionnelle de l’Outaouais, tout au long du mois d’avril. Pour le CFPVG, il s’agissait d’une première. Comme l’explique Caroline Lebel, agente de développement au SRFPO, l’objectif est «de permettre à des femmes de découvrir concrètement un programme qui aboutit à un métier réservé exclusivement aux hommes habituellement. Donc ça vise une diversification des choix de carrière. Durant une journée, on permet aux filles de monter un projet dans un contexte de classe pour leur montrer que cette formation et ce métier sont accessibles». 

Sept jeunes femmes, dont une de Gatineau, une de Mont-Laurier et les cinq autres de la Vallée-de-la-Gatineau, ont ainsi eu la chance d’explorer les formations de mécanique automobile et mécanique de véhicules légers offertes par le CFPVG. «Elles proviennent de la formation générale des adultes, de la formation générale des jeunes et du marché du travail, précise Caroline Lebel. On visait une première clientèle adulte mais on s’est rendu compte que certaines filles du secondaire souhaitaient participer aussi.»

Les participantes ont réalisé des tâches en lien avec les métiers concernés par les deux formations. Des enseignants et des élèves étaient là pour répondre à leurs questions. « On voulait leur faire découvrir mais aussi et surtout qu’elles vivent la formation professionnelle, commente Serge Lacourcière, directeur du CFPVG. Elles ont réalisé des travaux que nos élèves font tous les jours, sous la supervision des enseignants.»

Si des progrès ont été réalisés, d’autres restent à faire afin que les femmes osent et puissent exercer des métiers traditionnellement réservés aux hommes. Des activités comme celles-ci contribuent à faire tomber des barrières. «On vise maintenant une mixité en emploi, commente Caroline Lebel. De plus en plus, les employeurs sont ouverts à accueillir des femmes car ça amène une dynamique différente.»

 

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