Publié le mercredi 11 octobre 2017 19:23 | Mis à jour le mercredi 11 octobre 2017 19:25

Au tour des jeunes d’inaugurer leur terrain synthétique : Étienne Boulay en visite à Maniwaki

Jean Lacaille

MANIWAKI - Il faisait très beau jeudi dernier et les jeunes Mustangs de Maniwaki en ont profité pour inaugurer leur terrain synthétique à la Cité Étudiante de la Haute-Gatineau (CEHG) alors qu’ils recevaient l’athlète Étienne Boulay qui est venu leur parler de son cheminement en toute franchise.

«Nous avons eu droit à une conférence de presse qui réunissait les politiciens lundi dernier. Je trouvais important que les jeunes participent à cette inauguration. J’ai communiqué avec Étienne Boulay il y a trois semaines. J’ai reçu l’accord de financement lundi après la conférence de presse. Étienne est un exemple de persévérance et il revient de loin. Je voulais que les jeunes connaissent son cheminement. Il s’agit d’une journée grandiose pour nos jeunes footballeurs. Ce terrain permettra également la pratique d’une foule de sports dont le soccer, l’athlétisme, le cross-country. C’est un gros plus pour nos enseignants en éducation physique. Les jeunes pourront pratiquer leur sport favori sur une surface sécuritaire en toutes saisons», indique l’animatrice à la vie étudiante, Annie Galipeau.

Le p’tit gars de Montréal-Nord

Étienne Boulay n’a pas mis les gants blancs pour expliquer son cheminement. Au départ, il ne faisait pas le poids. En secondaire 1, il mesurait 4 pieds et 11 pouces et pesait 88 livres. «Je croyais que tu étais plus gros que ça. C’est ce qu’on me dit quand on me rencontre pour la première fois. Je suis né dans un quartier violent où les gangs de rue faisaient la loi. J’ai vite compris qu’il fallait que je m’en éloigne. Quand j’ai décidé de foncer, que j’allais devenir un footballeur professionnel, j’ai changé mes habitudes de vie. Je suis devenu plus attentif à l’école. Je prenais des notes que je révisais le soir chez moi. J’ai mis toutes les chances de mon côté. Il a fallu que je convainque ma mère tout d’abord puis je me suis lancé dans un entraînement intensif loin de mes amis d’école. J’ai trimé très fort jusqu’à ce que je reçoive un appel des Alouettes. Je suis devenu un de leur demi défensif. C’est par la vitesse que je faisais contrepoids à mes adversaires. Si vous croyez en vos chances, n’hésitez pas. Il faut plusieurs sacrifices pour arriver à nos fins. J’ai eu des «downs». J’ai même songé au suicide. Mais je me suis accroché. J’avais comme objectif de réussir. Je suis actuellement dans le monde des médias et je me sens bien. Je suis bien heureux de me retrouver ici aujourd’hui et d’aider les jeunes de la meilleure façon que je peux le faire. Avec ce terrain, les jeunes sont en cadillac. Je salue mon amie Annie (Galipeau). C’est la première fois que je viens ici et il n’est pas dit que je n’y reviendrai pas».

 

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