Publié le mercredi 9 août 2017 17:00 | Mis à jour le mercredi 9 août 2017 17:45

4e à la Transcontinentale d’Europe : Une performance étincelante de Geoffroy Dussault

Jean Lacaille

LA GATINEAU - Le cycliste Geoffroy Dussault, originaire de Blue Sea, est un athlète étonnant. Il vient de réussir tout un exploit. Personne dans le monde cycliste québécois ne s’attendait à ce qu’il termine en 4e position de la Transcontinentale d’Europe, une course de rien de moins que 4 000 kilomètres entre la Belgique et la Grèce.

Les 48 dernières heures de la compétition, qui s’est terminée lundi, ont été déterminantes pour Geoffroy Dussault qui a été victime d’un problème mécanique majeur. Le cycliste d’ici a terminé son long périple lundi soir, vers 22h, heure locale. Il a touché la ligne d’arrivée dans le secteur des Météores au nord de la Grèce. Il a mis dix jours exactement pour compléter la course qui avait été lancée, en autonomie complète, du célèbre «mur de Grammont», bien connu des cyclistes, le 28 juillet à 22h. C’est l’Anglais James Hayden qui a remporté l’épreuve.

Un cycliste menaçant

Geoffroy Dussault est ce genre de cycliste qui s’acharne. Il ne faut jamais le considérer comme hors-course et il l’a prouvé encore une fois ratant le podium de très peu. Dimanche, il s’était rapproché à moins de 40 kilomètres du cycliste qui devait remporter la troisième position et monter sur le podium.

Fort d’une huitième position en 2016, Dussault a adopté un rythme plus accéléré qu’à sa première tentative avec une moyenne de 28 km/h sur plus de 4 000 km. Il a couvert la distance en environ 157 heures, soit six jours et 13 heures en mouvement. Il ne s’est reposé que l’équivalent de 3 jours et 10 heures, soit 82 heures en tout.

Il a frôlé la catastrophe en Italie alors qu’une voiture l’a percuté causant des dommages à sa roue arrière mais fort heureusement, il n’a pas été blessé. Malgré quelques réparations, il a été dans l’obligation de prendre une pause forcée le 4 août avant de repartir.

«Je ne ferai pas les erreurs du débutant. J’ai passé beaucoup de temps sur les trajets. Je suis vraiment prêt» avait-il expliqué au journaliste Jean-François Racine du Journal de Québec avant le départ.

Des dizaines d’amis et d’amateurs de cyclisme ont pu le suivre à toute heure du jour et de la nuit avec la géolocalisation en ligne. Au premier point de contrôle, l’ingénieur chez Louis Garneau Sports était le meneur de la course.

 

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